Renvoyez l'ascenseur !
Certains, sans réelle capacité d'abstraction, prennent tout au pied de la lettre. La pudeur les habitant rarement, chaque os à ronger est un prétexte pour donner des informations sur eux, comme si leur vie intéressait forcément la Terre entière.
La question préférée de ces graines de censeurs*** est : "Han ! c'est vrai ou pas ce que t'as écrit ?" ; variante exclamative : "T'es pas gentil(le) !" ; variante collabo : "Je vais le dire à la maîtresse !" ; dominante poussiéreuse : "C'était mieux avant..." ; déclinaison totalitaire : "Tu devrais avoir honte d'écrire toutes ces choses !"
Pourtant, on peut écrire un texte sans parler de soi, comme un exercice de style, pour jouer avec les idées, les mots, les sons, pour amuser les copains ou les faire réagir, sans forcément ÊTRE ce texte.
On peut tout inventer, ou pas, et c'est là que réside l'intérêt de l'écriture, mais aussi de la lecture, non ?
J'ai toujours trouvé injuste d'amalgamer un texte de fiction (annoncée) et son auteur. Ça revient à ne pas accorder de crédit à l'imagination pure du rédacteur (et donc à douter de son intelligence ?).
Il faut aussi avoir le cervelet drôlement aride pour être incapable d'envisager qu'on puisse inventer la rivière qui coule au milieu du désert...
Heing ? ...
Mais on s'en fout que ce soit un mirage, crévindiou ! Tu veux un coup de pelle ?!!
*** Avez-vous remarqué que les censeurs sont en général très peu créatifs et qu'ils font souvent dans leur caisse ? Qu'ils sentent parfois l'Eau de Cologne, tout en puant de la bouche ? Un hasard... je ne crois pas...
Le débat est tout vert... euh... ouvert... et le bar également !