Grand tour de Pologne (3)
Nous continuons notre visite de Varsovie, qui ne manque pas de bonnes surprises ; comme la statue de Frédéric Chopin au parc Lazienki (photo d'une photo sur un guide, parce que j'ai oublié de la photographier hihi !).
Le musée de l'Histoire des Juifs polonais est construit sur le site symbolique du ghetto de Varsovie. Il a ouvert ses portes en 2013, pour le 70e anniversaire de l'insurrection du ghetto.
Le ghetto de Varsovie, qui rassembla jusqu'à 380 000 personnes, fut créé en 1940. 40 % de la population de la ville était entassée dans des conditions insalubres dans 8 % de sa superficie. Il est entouré de 18 kilomètres de murs hauts de plusieurs mètres et de fil de fer barbelé. La mort est courante, causée par la faim, mais aussi par des épidémies de typhus et de tuberculose. Il n'est pas rare de retrouver des cadavres en pleine rue. Une charrette passe alors ramasser les corps. En été 1942 commence la déportation vers le camp de Treblinka, situé à 80 kilomètres au nord-est de Varsovie. Pendant huit semaines, entre 6 000 et 8 000 personnes sont déportées tous les jours. Les rafles se font de jour comme de nuit, aussi bien dans les habitations que dans les usines, où il est plus facile d'arrêter les Juifs. Ceux-ci sont ensuite conduits vers la gare de triage de Varsovie. La principale organisation de résistance juive voit le jour. Le soulèvement commence le 19 avril 1943, en réponse à une dernière grande rafle organisée par les nazis. Destinée à liquider le ghetto des quarante à cinquante mille Juifs restant en les déportant dans les différents camps, cette rafle se heurte à l'opposition armée juive au grand étonnement des nazis. 600 à 700 insurgés combattent sans espoir "Pour votre liberté et pour la nôtre. Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d'ici. Nous voulons sauver la dignité humaine" (Arie Wilner). Un mois après son déclenchement, la grande synagogue de Varsovie est détruite.
L'impact psychologique de l'insurrection du ghetto de Varsovie fut très important. La résistance fut plus forte que prévu par les nazis, même si l'issue était certaine vu le déséquilibre des forces. (source : Wikipédia)
Le magnifique film - Le pianiste - de Roman Polanski (Polonais, tout comme Zulawski et Wajda), sorti en 2002, est tiré d'un roman autobiographique et se déroule dans le ghetto de Varsovie.
Au centre de la place du marché, se dresse la statue de la Sirène, qui est devenue l'emblème et la patronne de la ville. La belle femme-poisson, armée d'une épée et d'un bouclier, défend Varsovie et ses habitants.
La Pologne, c'est un mélange de châteaux - parfois en briques rouges, d'églises et de cathédrales (beaucoup), de villes colorées, de centres historiques, de restes communistes mais pas laids (comme à Bucarest). Une Nature verdoyante, des plages au nord avec la mer Baltique, des montagnes (les Tatras, que nous n'avons pas vues), une vraie modernité dans les grandes agglomérations, un vent de liberté partout (malgré une politique actuelle rétrograde), des habitants accueillants - y compris les Varsoviens ; un pays qui mérite un voyage !
On a eu chaud, parfois très chaud. Et, le dernier jour à Cracovie, ce fut la pluie rafraîchissante, des gouttes énormes, qui trempent jusqu'à la culotte en un temps record !
La monnaie officielle est le zloty, ce qui signifie "en or" en polonais. La vie est moins chère qu'en France, excepté dans les lieux touristiques ou les hôtels.
Il n'y a pas de décalage horaire pour nous et il faut compter deux heures de vol depuis Paris.
Les gros raviolis farcis au chou, aux champignons et au fromage - les "pierogis" - sont succulents, mais prévoir des toilettes à proximité ; ça déménage ! ^^ Les pâtisseries sont assez bonnes, mais trop bourratives à mon goût. La vodka et la bière se laissent boire hé hé ! La soupe, traditionnellement servie en entrée, aussi !
Boire de l'alcool en dehors des bars et des restaurants, dans un lieu public, est strictement interdit. Et pourtant on dit "saoul comme un Polonais" ! :))) Je ne me suis jamais sentie en insécurité dans ce pays, bien au contraire.
Les jeunes parlent l'anglais, les plus anciens le russe. Le français est peu pratiqué et la langue officielle est évidemment le polonais. Enfin non, ce n'est pas évident, puisque les frontières de ce pays ont été modifiées un nombre incalculable de fois, avec l'Allemagne et la Russie notamment.
