Sans nous, ils ne pouvaient rien !
Ha ha ! Je me marre ! Ah non, pardon, je ris jaune fluo !
C'est bien beau de cracher sur les syndicats (tout en profitant des retombées de leurs combats), de les considérer comme des fouteurs de merde (qu'on est bien content de trouver quand on doit aller aux Prud'hommes, par exemple !), mais faire leur boulot n'est pas si facile.
Il faut un certain sens de la pédagogie et de l'organisation, et un peu de culture juridique, syndicale et politique aussi, pour éviter de faire n'importe quoi n'importe comment... et avec n'importe qui !!
Certains - ô combien fiers de leur non-appartenance à un mouvement syndical et/ou politique au nom d'une sacro-sainte liberté qu'ils ont tellement de mal à définir ("Tous des pourris !" scandent-ils à l'envi en utilisant leurs chèques-vacances pendant leurs RTT, leur mutuelle ou leur CET) - se retirent avant même le démarrage des festivités du 17.
Ils réalisent que l'improvisation dans le domaine des luttes sociales n'est pas aussi simple qu'ils l'imaginaient. Tout ça parce que le Gouvernement flatule un peu dans les médias. C'est pourtant de bonne guerre... Comment pouvait-on sensément imaginer nos dirigeants en train de se battre les flancs de contentement ?!
"Comment ?! On risque des coups de matraque ??? Du gaz lacrymogène ?! Macron ne va pas laisser faire sans broncher ?! Ah bon ?! Mais pourquoi ?? On peut avoir des ennuis ??? Payer des amendes ?! Ah bon ??? Ouben ! je reste chez moi alors !"
Comme d'hab quoi... lorsqu'il s'agissait de sauver le Code du travail, la SNCF, les services publics, tous ces trucs qui ne servent à rien, c'est bien connu ! Les syndicats - ces groupes d'humains futiles et inutiles qui ne pensent qu'à leur gueule - avaient pourtant bien tout cadré. Ils avaient vachement bossé même. On aurait pu. Mais sans nous ils ne pouvaient rien.
