Reset
Les terroristes devraient tous être rebootés. Ils ne comprennent pas que si l'on ne peut plus se foutre de la gueule de Dieu ET de ceux qui croient en lui, eh bien c'est la liberté de culte qu'on verra péricliter, bon sang !
On doit pouvoir blasphémer son saoul !!! C'est un droit ! La satire également ! Il n'y a pas de "mais" qui tienne !
Et il ne s'agit pas de parler uniquement du droit à blasphémer des athées ou des agnostiques, mais aussi de celui des croyants, de toutes les obédiences, qui à défaut de l'exercer s'ils n'en ont pas le goût peuvent - et même doivent - le défendre. C'est à cette condition que les guerres de religion ne sont plus à l'ordre du jour.
Dans certains pays qui ne respectent pas les droits de l'Homme, on lapide, on brûle, on décapite, on enterre ou on enferme les blasphémateurs. On espionne les gens jusque dans leur foyer, on délate. On fascise, n'ayons pas peur des mots, puisqu'ils ont un sens. Le religieux est partout, dans la sphère publique ET dans l'intimité, il s'immisce même sous les draps.
On n'est pas obligé de rire devant des caricatures, on a même le droit de les trouver nulles ou moches ou idiotes, mais on a aussi le droit de se moquer de ceux qui croient - y compris de manière débile ou lourde - ou d'apprendre à ses élèves à réfléchir sur des notions essentielles comme la laïcité et la séparation des Églises et de l'État, des notions vitales et garantes de paix sociale dans une République ; cela sans se voir décapiter en pleine rue par des fanatiques tout juste sortis de l'adolescence et endoctrinés depuis le berceau, par des fascistes aux desseins totalitaires, qui ne croient pas plus en Dieu que moi en Macron.
Sans cela, sans cette base non négociable, on fait monter la haine... contre la religion et donc contre les religieux, qui pour la quasi-totalité d'entre eux ne font suer personne dans la sphère publique et sont meurtris qu'on les amalgame à une bande d'incultes.
Les libertés d'opinion et d'expression doivent être défendues par tout le monde, qu'on soit d'accord avec les opinions en question ou friands ou non de l'art blasphématoire. Ce ne peut pas être une option ou une pensée à nuancer.
Et si on se sent insulté dans ses croyances ou insulté tout court, c'est à la Justice de trancher, pas à un parent d'élève abruti ou à un soi-disant envoyé de Dieu incapable de penser par lui-même et instrumentalisé comme un fusible sur un vieux compteur électrique du Moyen Âge.
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