Sécurité globale
Pendant que l'on nous semi-confine pour la vitrine, le ministre de la Santé et celui de l'Intérieur - deux pitoyables clowns - font leur cirque, comme deux Laurel et Hardy sous anxiolytiques. Ils me rappellent l'expérience sur les grenouilles décérébrées en cours de sciences naturelles au lycée. Quand Macron les pique avec une aiguille, les deux batraciens gluants tendent leurs pattes par réflexe, sans chercher la cohérence des propos qu'on leur demande de tenir. Qu'ils sont niais ces deux crapauds, je les méprise.
Véran nous envoie son numéro de claquettes avec sa voix de fausset pendant que Darmanin préparent les suppositoires à la nitroglycérine (ou à l'hydroxychloroquine pour les plus convainQ).
Mais qu'est-ce qu'elle nous vomit, la Zitoune ? me direz-vous, les yeux écarquillés.
Eh bien je dis cela :
Une loi sur "la sécurité globale" est en cours de vote (et en procédure accélérée - achtung !). On y prévoit "l'interdiction de diffuser le visage ou tout autre élément d'identification d'un fonctionnaire de police", sous peine de sanctions lourdes de chez lourdes.
Ça pue du Q.
Les seuls contents - et on comprendra vite pourquoi - sont... sont... sont... je vous le donne en mille ! les syndicats de police les plus pourris, les plus liberticides, genre Alliance et consorts proches du RN. Des gens pour qui le mot démocratie déclenche souvent des envies irrépressibles de sortir leur flingue (comme (soi-disant) Goering en son temps avec le mot culture).
Évidemment, à travers cette loi, c'est aussi (et surtout ?) la liberté fondamentale de la presse et le droit d'informer et d'être informé que l'on atteindrait. Ni plus ni moins que le socle de notre démocratie, en somme. Un point de détail.
Bien sûr que jeter des policiers en pâture n'est pas "normal" et qu'il est nécessaire de les protéger comme n'importe quel citoyen, mais cette loi permettrait aux pires des flics violents de s'en donner à coeur joie et de taper sur tout ce qui bouge en toute impunité, puisque les preuves seraient de fait inexistantes ou irrecevables. Jusqu'ici le quidam qui perdait un oeil en marchant dans un cortège de grévistes pouvait faire valoir devant les tribunaux (piètre mais nécessaire consolation) des photos ou des vidéos captées par ses "potes" réactifs.
Mais qu'en sera-t-il après ?
Les abus policiers fleurissent depuis quelques années, on les a tous vus ou visionnés, alors "je" n'ose pas imaginer "l'après" de cette loi.
Avec des images, les violences policières prennent vie même dans les canapés, elles sont visibles, réelles, tangibles, crédibles et révoltantes ; sans les images on peut tout réinventer, tout dire ou faire dire, on peut tout nier.
Et donc frapper encore plus fort.
Qui osera encore aller manifester sans avoir la peur au ventre ?
On dit de la presse qu'elle est un 4e pouvoir.
C'est sans doute pour cette raison que les dictateurs s'empressent toujours de jeter les journalistes indociles dans des geôles ou de les faire assassiner.
L'opposition française est inexistante (à part Mélenchon qui gesticule mais bon...bref... voilàvoilà... fait beau aujourd'hui...), les citoyens - pour beaucoup - dégueulent sur les syndicats qui pourtant les défendent, et maintenant on monte d'un cran en tentant de faire taire le peu de presse qui résiste encore ou - du moins - en voulant lui enlever ses outils de travail et d'information, donc son boulot quoi !
Quand il n'y a plus de contre-pouvoirs dans un pays, on appelle ça comment déjà ?
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