Joe Robinet
Lorsque je me souviens des cris de joie à l'annonce de l'élection de Joseph Robinette Biden Jr., j'ai juste envie de me piquer à l'héroïne. Comme si l'échec de Trump se suffisait à lui-même. Bref.
Il l'avait dit Joe qu'il fermerait les robinets et retirerait les troupes américaines en place en Afghanistan depuis deux décennies. On ne peut pas dire qu'il ne tient pas ses promesses.
Ce qui se passe actuellement ne relève pas de la surprise, puisque les États-unis (et leurs alliés...) n'ont rien instauré qui aurait pu perdurer après leur départ. Être Afghan(e) aujourd'hui c'est l'horreur, mais ce n'était pas le Club Med avant le retrait des troupes. Ils ont sans doute essayé de faire des choses, bien sûr, mais ce pays n'était pas devenu un jardin d'Éden démocratique non plus. Il le sait Joe. Ce faux derche.
C'est comme si le monde entier découvrait que naître en Afghanistan, avec ses tarés de fanatiques religieux, c'est naître en Enfer. Un peu de sérieux !
Et là les Américains sont partis parce que les talibans ont promis de ne pas exercer leur art de la terreur depuis chez eux.
Je n'aurais sans aucun doute pas su quoi faire de mieux, mais quelle hypocrisie !
Évidemment, diplomatiquement, on ne peut pas dire qu'on s'en fout du sort des Afghans. Ça ne se dit pas, ça ferait désordre. C'est pourtant bien ce qui se passe.
C'est un peu comme si Hannibal Lecter promettait de ne plus cuisiner la cervelle et que Jodie Foster lui disait "Bingo mon pote, je t'invite au MacDo !"
Quelle hypocrisie.
Quel cynisme.
Quelle tristesse.