Rabhi Polaire

Publié le par La Zitoune

Quand l'on a des convictions politiques (au sens large), on les met en avant. Les gens qui les portent et les défendent sont à notre service. Ils ont des comptes à nous rendre.

Quand l'on veut avoir l'air empli de convictions, ce sont les gens que l'on propulse. On met son cerveau à leur service. On rend des comptes à des chefs. Ou pire, à des gourous.

Dans le premier cas, on ne discute pas sur les valeurs communes puisque ce n'est plus un sujet. On cherche à faire entrer la pratique dans la théorie. Les ajustements sont tendres. Et l'on peut encaisser des trahisons politiques sans se sentir amoindri(e) dans ses convictions. On change de "gens" ou, mieux, on s'engage soi-même en politique ou monte aux barricades. Nos convictions sont inébranlables. On n'alimente pas les injustices humaines. On retient la vermine. On fait de son mieux.

Dans le second cas, nos valeurs de référence sont flottantes. On veut à tout prix faire entrer la théorie dans la pratique. Les ajustements deviennent des arrangements (petits ou gros) avec la morale. Et l'on n'encaisse pas, ni les trahisons ni les révélations post-mortem ni les déceptions, qui sont vécues comme une remise en cause personnelle. On soutient alors l'indéfendable au nom de l'imperfectibilité humaine. On se défend soi-même en quelque sorte. On se branle autour de la subjectivité des valeurs. On parle de manichéisme et de dogme. On ouvre toutes les portes et toutes les fenêtres à la gangrène. On est profondément injuste...

... parce que oui ! des propos homophobes et misogynes se suffisent à eux-mêmes pour discréditer un homme ou une femme. Ce n'est pas un sujet sur lequel il y a matière à débattre ou à tergiverser. L'homophobie et la misogynie ne sont plus à définir. En tout cas, pas dans mon monde de gauchiasse.

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 Rabhi Polaire

Publié dans Thèmes d'actualité

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