Le grand saut... en parachute
15 juillet 2013. Le réveil sonne, je prends peu à peu conscience que le jour tant attendu depuis le 25 décembre dernier est arrivé. Léo a reçu un cadeau de Noël un peu particulier de la part de sa mère et de sa grand-mère : un saut en parachute.
Toutes les conditions sont réunies pour ce baptême un peu atypique : le ciel est tout bleu, le soleil brille, même les oiseaux chantent. Nous arrivons à l'aérodrome.
Mère et grand-mère gèrent leur stress et se rassurent comme elles peuvent : "le tandem" est un militaire, parachutiste de profession, il a plus de 1000 sauts à son actif, et il y a deux parachutes au cas où... On se détend !
Le fils, quant à lui, avec toute sa sécurité intérieure, son envie de bouffer la vie et peut-être un peu aussi son inconscience propre à l'adolescence n'a pas l'air stressé pour un rond.
Une fois la combinaison enfilée, le harnais ajusté, les sangles vérifiées, les explications données, les gestes à effectuer durant la chute répétés et l'avion avancé... on sent quand même une légère crispation derrière la très grande excitation.
L'avion sans porte décolle, il montera pendant 20 minutes, jusqu'à 3000 mètres d'altitude, puis ce sera 40 secondes de chute libre à 200 km/h, et enfin - après l'ouverture du parachute - une descente plus tranquille pendant laquelle Léo pourra prendre les commandes et piloter la voile.
Le pic d'adrénaline est assuré, le choc extrême. Une expérience inouïe !
Lorsque le moniteur demandera à Léo de décrire ses sensations après les 40 secondes de chute libre, il répondra simplement : C'est énorme, j'ai envie de pleurer.
Une fois les fesses posées dans l'herbe, un immense sourire aux lèvres, mon fils ne parle que de recommencer.
Je l'accompagnerais bien... mais suis-je capable de sauter dans le vide ?