Parlons français (14)
Accord du participe passé (suite)
- Ci-annexé, ci-inclus, ci-joint : trois expressions invariables lorsqu'elles se trouvent en tête de phrase, mais aussi quand, situées dans le corps de la phrase, elles sont immédiatement devant le nom (sans article, ni adjectif, ...).
Ex. : Ci-joint les notices que vous avez demandées. Vous trouverez ci-joint copie de la notice.
- Sinon les participes s'accordent : Les copies ci-jointes.
Lire aussi Parlons français (13) / accord du participe passé : http://zitoune.over-blog.fr/2014/09/parlons-francais-13.html et Sommaire - Parlons français : http://zitoune.over-blog.fr/2014/08/parlons-francais-sommaire.html
* "Etre tout feu tout flamme" (montrer de l'enthousiasme). S'écrit au singulier.
* Ne pas confondre hiberner et hiverner.
hiberner : passer l'hiver dans un état d'engourdissement complet (en parlant de certains animaux). La marmotte, l'escargot et la Zitoune hibernent ;
hiverner : c'est passer à l'abri la mauvaise saison. Les troupeaux hivernent au pied des montagnes.
* Jonquille est un adjectif de couleur invariable (relire le billet suivant : http://zitoune.over-blog.fr/2014/08/parlons-francais-4.html :-))
Ex. : des ficelles jonquille.
Jonquille est un nom commun pris adjectivement dans ce cas ; on peut sous-entendre "couleur" : des ficelles (de la couleur de la) jonquille, donc jonquille reste invariable.
* Une amnistie : acte du pouvoir législatif qui efface un fait punissable, arrête les poursuites, annule les condamnations. (Ne pas confondre avec un armistice).
* On écrit haut en couleur (sans s), mais une photo en couleurs.
* sur-le-champ (deux traits d'union !) : immédiatement, sans délai.
Un grand moment de télévision pour se détendre : nous sommes en avril 1988, dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. Le débat télévisé traditionnel oppose François Mitterrand, Président depuis 1981, et Jacques Chirac, Premier ministre depuis 1986.
Un Président sortant de gauche et un Premier ministre de droite ? Comment cela est-il dieu* possible ? Je t'explique : aux élections législatives (élection des députés) de 1986, l'Assemblée nationale a basculé à droite, ce qui a donné lieu à une période dite de cohabitation, jamais simple à gérer. C'est la première fois (mais pas la dernière) sous la Vème République que doivent cohabiter un Président et un Premier ministre de tendances politiques divergentes. Aujourd'hui, les législatives ont lieu dans la foulée des présidentielles, ça limite les risques d'être en cohabitation. Si les électeurs votent pour un Président, en général ils lui donnent la majorité à l'AN, sauf s'ils votent deux ans plus tard et qu'ils ont eu le temps d'être déçus... Si actuellement devaient avoir lieu les législatives, je n'ose même pas imaginer dans quel camp basculerait la France :-( Elle tourne au loin comme un vautour la bête immonde...
A l'issue de ce débat, Mitterrand a été réélu pour un second septennat (on est passé au quinquennat en 2002). Mimitt dissoudra l'AN et obtiendra à nouveau la majorité au Palais Bourbon.
(*surnom donné à François Mitterrand dans le Bébête Show, émission de télé satirique diffusée de 1982 à 1995, suite à un papier du Président un chouïa mystique).
Le morceau du débat que je te propose de regarder est tordant. Mimitt provoque à fond Chichi, c'est fameux : http://www.ina.fr/video/I04261065/francois-mitterrand-a-jacques-chirac-vous-avez-tout-a-fait-raison-m-video.html
Publicité