Parlons français (26)
POESIE (suite)
- La diérèse se rapporte à deux voyelles que l'on prononce de manière à en faire deux syllabes au lieu d'une : vio-lon (2 syllabes dans la prononciation courante) ou vi-o-lon (3 syllabes dans les textes en vers (poésie et théâtre)). C'est le cas en particulier avec le suffixe -tion.
Car enfin n'attends pas de mon affecti-on
Un lâche repentir d'une bonne acti-on.
(Pierre Corneille)
- Un hémistiche : représente la moitié du vers. On l'utilise surtout dans le cas de l'alexandrin, où il se trouve après la sixième syllabe.
- Une césure : pause ou arrêt dans un vers dont elle ne doit pas briser le sens. La césure marque le rythme du poème.
Dans le cas des alexandrins classiques, la césure peut être au même endroit que l'hémistiche.
- L'enjambement, le rejet, le contre-rejet : ces trois termes marquent les différences de longueurs du vers et de la phrase.
L'enjambement : la phrase ne s'arrête pas à la fin du vers, mais déborde jusqu'à la césure ou la fin du vers suivant.
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
(Alfred de Vigny)
Le rejet : un ou deux mots de la phrase sont placés au début du vers suivant, souvent pour créer un effet de mise en valeur.
Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
(Arthur Rimbaud (1854-1891) - Ma bohème)
Ecouter ce poème lu : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/arthur-rimbaud-poesies-1.html
Retenons l'adresse de ce site bien utile ma foi ;-)
Le contre-rejet : la fin d'un vers contient quelques éléments de la phrase qui se développe au vers suivant, afin de créer une rupture rythmique.
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone.
(Paul Verlaine)
Définition
Un microcosme : élément qui appartient à un ensemble plus vaste et qui en donne une image représentative à petite échelle. Synonyme : microsociété.
Voir Sommaire - Parlons français : http://zitoune.over-blog.fr/2014/08/parlons-francais-sommaire.html et Parlons français (25) / Poésie : http://zitoune.over-blog.fr/2014/09/parlons-francais-25.html
Moment détente : Louis de Funès alias Stanislas Lefort, chef d'orchestre caractériel, dans La grande vadrouille de Gérard Oury, sorti en 1966. Une comédie sur les mésaventures des Français sous l'Occupation allemande.
Ca ne nous rajeunit pas, et pourtant ça ne vieillit pas ! :-) https://www.youtube.com/watch?v=l30ONNO50So
Ma bohème, Rimbaud (écouter ce poème lu ici : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/arthur-rimbaud-poesies-1.html)
Retenons l'adresse de ce site bien utile ma foi ;-)
Publicité