Extrêmes populistes
Au départ, les gilets jaunes étaient un mouvement apolitique. Mais l'extrême droite a sauté sur l'occasion. RN, identitaires et consorts ont récupéré la colère populaire ; c'est leur fonds de commerce, ne jouons pas les étonnés, ils sont cohérents puisque populistes. Faut-il pour autant banaliser et minimiser les propos racistes, antisémites, homophobes et sexistes qui ont débordé dans un mouvement sans cadre ? Je ne le pense toujours pas.
Puis, une certaine gauche s'est subitement dit qu'il y avait peut-être un coup à faire, des voix à grappiller de-ci de-là. Et certains se sont tout à coup retrouvés à traiter de "macronistes" tous les militants... de gauche... qui refusaient de manifester, dans le vide, et surtout aux côtés de l'extrême droite.
Une grande leçon de démocratie.
Ils ne se marièrent pas, n'eurent aucun enfant et Marine Le Pen paya sa tournée générale.
Abattre le libéralisme du Président sans pactiser avec l’ennemi de toujours, « la bête immonde », devrait être la seule attitude digne. Les syndicats l’ont pour l’instant adoptée. Pas les partis. Je crois que l’histoire leur en tiendra rigueur. Ou bien moi seulement, et alors c'est sans importance.
Axel Kahn
