Le martin-pêcheur
La lumière adore jouer dans les plumes orange et bleues du martin-pêcheur. Ce roi de la pêche, brillant de mille feux, se perche pour repérer sa proie - tel le(/la) BG en boîte de nuit qui squatte la mezzanine. Puis, il plonge tête baissée, son long bec fin en avant, en percutant violemment la surface de l'eau. Il en ressort généralement très vite grâce à la poussée d'Archimède et à l'air emprisonné sous son plumage étincelant. S'il a de la chance et parvient à pécho une poiscaille, il se pose sur un arbre et assomme sa proie en la battant sur une branche grâce à des mouvements de tête alternés. Enfin, il l'avale la tête la première, toujours dans le sens des écailles pour ne pas se blesser. C'est pas la moitié d'un con le martin-pêcheur. Si sa proie n'est pas dans le bon sens - rigolez pas, ça arrive à tout le monde ! - il la lance en l'air et la rattrape avec agilité dans le sens qui lui convient. C'est alors qu'il se met à bâiller de manière intempestive, avant de rejeter par la bouche une pelote de réjection constituée des arêtes de ses dernières proies digérées.
Qui ne connaît pas au moins un martin-pêcheur ? 😁
