Meurtre chez D4
Aujourd'hui, j'ai failli assassiner quelqu'un chez Décathlon. Je me suis retenue, mais uniquement parce que je ne voulais pas compromettre mon road trip chez les Birkenstocks. Cet individu avait deux (j'ai compté) jambes arquées, les pieds en dedans, un double menton, des croûtes aux genoux, très peu de cheveux et un short qui lui faisait des fesses à la Kim Kardashian. Et, comme si ça ne suffisait pas, on ne comprenait rien à ce qu'il disait. Sujet, verbe, complément, ce n'est pourtant pas compliqué, bon sang ! À qui aurait-il manqué, franchement ?! Il ouvrait le rideau des cabines d'essayage, en émettant des borborygmes ridicules et riait à s'en étrangler, ce con. La première fois j'étais en culotte, la deuxième en soustingue et la troisième fois je l'attendais, habillée, prête à lui tordre le cou avec un cintre. Mais un homme lui a sauvé la vie, in extremis : "Laisse la dame tranquille, Piou-Piou !" lui a-t-il dit avant de le soulever de terre pour le coller dans sa poussette.
Il a eu chaud, le merdeux !
