Sinon... c'est un choix.

Publié le par La Zitoune

Cette semaine, j'ai vu un sale type vociférer à la caisse d'un supermarché. Il clamait qu'il avait "hâte que Marine passe". Il écumait de rage. Tout seul, comme ça, en une sorte d'autocombustion. Une cocotte-minute n'aurait pas fait mieux. Il se sentait fort, légitime, le torse bombé et le menton haut à la duce.
Il avait sûrement la conviction de trouver des copains dans le même état d'esprit que lui. Il a récolté un "Elle ou lui c'est pareil !" lancé de loin par une dame, convaincue de la justesse de sa réflexion politique.
Mon sentiment d'impuissance face à lui et aussi face à elle m'a plongée dans une tristesse immense et un silence vertigineux. Si même les grandes gueules comme moi, militante active depuis l'adolescence, ne trouvent plus l'énergie de défendre leurs convictions à la caisse d'un supermarché, c'est que quelque chose est terrifié, empêché, sidéré.
La haine et la profonde bêtise de ce chacal nous dégoulinaient dessus comme un vieux maroilles en pleine canicule. Il était laid à faire peur et sentait le fumier.
Alors je me suis dit qu'elle avait déjà gagné. Le climat social est déjà gangréné. La peste est déjà véhiculée par ces décérébrés racistes, persuadés que d'autres les dépossèdent de leur part au Soleil, alors qu'ils sont infoutus de le contempler lorsqu'Il se lève.
Pour qu'ils soient contraints de se contenir, il faudrait qu'elle perde avec un score très bas. Si elle perd à 45 %, elle aura déjà un peu gagné et la vermine se sentira pousser des ailes.
Pour cela, on doit voter pour l'autre tanche de Macron le 24 avril. Nous n'avons pas le choix.
Pour penser l'avoir, il faut ne pas savoir ce qu'est le fascisme ou ne pas croire que le RN en fasse partie. Sinon... c'est un choix.

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Sinon... c'est un choix.

Publié dans Thèmes d'actualité

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