Bob l'éponge
Ce matin, j'ai croisé Bob l'éponge dans le hall de l'immeuble. Je ne pense pas qu'il y réside. Il devait être en visite. Il était torse poil, une serviette autour des hanches, des claquettes aux pieds, comme s'il sortait de la douche. Passé l'effet de surprise, j'ai grave lambiné devant les boîtes aux lettres pour savoir ce qu'il traficotait. C'est là qu'il a ouvert la porte de l'immeuble pour récupérer le colis que lui tendait la factrice. Cette dernière doit en voir tous les jours, parce que je ne l'ai pas vue ciller. Ni mater d'ailleurs, mais ça c'est normal, parce que Bob the sponge n'est pas... comment dire ? ... n'est pas. Son nez, son teint et ses yeux en disaient long sur sa nuit (sa vie ?), dès potron-minet. Quand il est passé près de moi, il sentait tellement l'alcool que j'ai vacillé sur ma base et réprimé un rot. Je l'ai suivi dans les escaliers, enfin... je veux dire que je suis remontée chez moi et qu'il était devant moi ! C'est alors que l'alambic s'est arrêté au deuxième étage. Je n'y avais encore jamais vu personne. Il habite peut-être là finalement. Lorsqu'il a ouvert la porte de gauche, j'ai eu une toute petite fenêtre de tir pour apercevoir une femme brune en pyjama rose satiné. Puis la porte a claqué et j'ai entendu une voix féminine traverser la matière : "T'es descendu comme ça ?! T'es vraiment pas net comme mec !" Ce à quoi la voix masculine a répondu : "Si tu continues à m'emmerder, la prochaine fois j'y vais à poil !"
Bon eh bien mes amis, ma mission d'espionnage va s'arrêter là en ce qui concerne ce couple du deuxième étage. J'aime bien fouiner pour rigoler et écrire des bêtises, mais là c'est trop me demander.
Bob l'éponge tout nu, c'est au-dessus de mes forces.
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