La palme
La palme de la connerie revient à ce CRS qui a gazé un pompier en train d’éteindre un incendie dans une rue quasiment déserte de Marseille. Le pompier était en tenue fluo… de pompier — difficile de se méprendre — et l’abruti casqué en question l’a gazé à plusieurs reprises. Sans doute un perfectionniste.
Il fallait oser : empêcher ceux qui éteignent le feu de faire leur boulot, il fallait y penser !
Mais derrière cette scène ubuesque, il y a une politique qui ne manque plus une occasion de cogner, à la volée. Un gouvernement pyromane qui souffle sur les braises, attise les tensions, donne des consignes brûlantes, puis feint de s’étonner que ça flambe.
Ce pompier gazé par un CRS déchaîné, alors qu’il était en plein exercice de ses fonctions, dit tout. Absolument tout. C’est une métaphore à lui tout seul.
On n’est plus dans le maintien de l’ordre : on est dans l’absurde érigé en méthode. Et ce n’est pas le CRS seul qui est en cause, mais tout un système qui rend de telles scènes possibles. Les responsabilités sont évidemment politiques et institutionnelles.
C’est à pleurer de rage. Mais le RN boit du petit lait, lui.
Nasses, gaz en quantités industrielles, grenades, matraques, passages à tabac, gardes à vue arbitraires, adolescents traînés sur le bitume, manifestants édentés ou éborgnés, flics infiltrés pour casser, couvre-feux, armée qui se prépare… et, peut-être demain, coupure des réseaux sociaux.
On y va tout droit.
Et après, quoi ? Un embrasement ? La guerre civile ?
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