Psychopathes
Le psychopathe ne ressent pas ton angoisse. Il est vide d'émotion, d'empathie. À se demander si la circulation entre les oreillettes et les ventricules se fait bien dans son cœur.
Il s'en bat les dents du bonheur de tes larmes, de tes cris, gémissements, arguments, revendications, preuves, ecchymoses ou autres signes de détresse.
Parfois, il lui arrive même de jouir de te voir avec un œil exorbité ou élardé sur le bitume, la face ensanglantée par des bras armés et téléguidés en haut lieu.
Le psychopathe n'est pas dans l'affect et n'éprouve ni remords ni culpabilité. Il est ainsi, insensible à la douleur d'autrui. Même s'il en décidait autrement, il ne parviendrait pas à "ressentir". Il lui manque un câble. C'est son lot, mais ça ne l'excuse en rien.
Le psychopathe est souvent très intelligent et peut avoir un certain charme, pour qui est adepte de la grandiloquence verbeuse. Il manoeuvre si bien qu'on pourrait se faire avoir et le penser sincère. Kaa aime tant séduire et tromper son monde. La manipulation, la duperie, est son outil de prédilection, son sceptre, son foudre de guerre, son silex aiguisé, sa flèche empoisonnée. Son talent. Sa douance. Incontestable, mais néanmoins méprisable.
Son estime de lui-même, de sa propre valeur, est tout simplement grandiose, surdimensionnée. Il se sert la soupe comme personne, persuadé d'être une sorte de dieu incarné, tout-puissant. Après tout, Lucifer n'était-il pas un ange déchu...
Le psychopathe s'ennuie beaucoup, souvent et rapidement. C'est pourquoi il est en recherche constante de sensations fortes, pour combler le vide intersidéral qui vit en lui comme une bête goulue. Il a besoin de stimulation pour se sentir vivant. Ce qui le pousse aux comportements impulsifs, antisociaux et irresponsables. Ne pas tenir ses engagements relève de l'art chez lui. Parfois, il dissout ses jouets, juste pour le fun et montrer que c'est lui qui commande.
Nos enfants se font tabasser, matraquer, humilier dans la rue, mais lui il va écouter chanter Céline Dion en famille. Il peut danser tranquille, il a donné toutes ses consignes : taper fort, gazer là où il ne se passe rien, où le peuple manifeste en marchant... et laisser faire les casseurs, voire les aider en renforçant leurs rangs, ailleurs, tout seuls... Il faut que les images des pillages choquent, alors il sacrifie tout le monde. Y compris les commerçants. Pour faire le show sur CNews et compagnie. Il n'est plus à ça près.
Faut-il être naïf et sacrément privilégié pour croire à tout ce cirque ou que LFI y est pour quelque chose !
Flics grimés en black blocs, ordures d'extrême droite qui saccagent pour faire monter le RN...
Qui tout ce bazar sert-il ? On ne se le demande plus !
Évidemment, le psychopathe ment comme un arracheur de dents, pathologiquement, en te regardant droit dans les yeux, ou dans l'œil - le cas échéant, sans ciller ni bégayer. Sa mauvaise foi est abyssale, presque vertigineuse.
Le psychopathe est un parasite. Sans proies à plumer, à dépecer, à convaincre, à flouer... il n'est rien. Il vit ou se développe au sein d'un organisme hôte : il s'y nourrit et s'y reproduit. Si tu ne crois plus un mot sorti de sa bouche putride, il s'autodigère.
Le psychopathe n'est pas forcément un tueur en série, mais souvent parce qu'il n'en a pas les moyens. Donne-lui un peu de pouvoir ou les clefs du temple et tu verras.
Oui, tu vois déjà. On voit bien en ce moment. On voit trop.
La lucidité a pris la jeunesse à bras le corps. Il n'y aura pas de retour en arrière possible. Les jeunes ne vont pas arrêter d'être lucides parce qu'un type en costard très cher et payé par les impôts de leurs parents leur dit avec des gros yeux de ranger leur chambre !
Il est complètement à l'ouest, le pauvre vieux... en plus d'être à l'extrême centre.
Il arrive que les psychopathes aillent un peu trop loin, aveuglés par eux-mêmes, leurs préjugés de classe et poussés par leurs amis milliardaires. L'on peut alors voir des têtes tomber à pic dans un panier, sous les hourras et les applaudissements d'un peuple soi-disant idiot et docile, qu'on a cru - un jour - pouvoir faire taire ad vitam æternam. Ces moments délicieux où l'on est à nouveau fier d'être un humain, ivre de justice et de liberté individuelle et collective, sont rares, mais récurrents dans l'Histoire du monde.
La Boétie n'avait pas 18 ans lorsqu'il a écrit que "plus que la peur de la sanction, c’est d’abord l’habitude qu’a le peuple de la servitude qui explique que la domination du maître perdure. [...] Cette pyramide s’effondre dès lors que les courtisans cessent de se donner corps et âme au tyran".
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