Vendredi 13 / Sean S. Cunningham
J'en avais bien sûr entendu parler, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le voir. Vendredi 13 - Friday the 13th - de Sean S. Cunningham, une référence en matière d'horreur paraît-il. La jaquette précise : 100 % angoisse.
Tout débute par l'arrivée de jeunes gens dans le New Jersey, un vendredi 13. Ils sont 7 moniteurs et doivent remettre en état le camp de vacances de Crystal Lake avant que les enfants ne débarquent.
Une monitrice fait du stop et, avant même d'arriver, se fait égorger. La musique est stridente, les doublages sont à ch***, on se croirait au cirque quand elle court et c'est surjoué. Ca commence mal.
Cette jeune fille était censée faire à manger pendant le séjour, mais personne ne s'inquiétera de ne jamais la voir rappliquer. C'est étrange, tout le monde s'en fiche !
Les jeunes font connaissance et rapidement un garçon est tué. On le retrouve cloué à une porte avec une flèche dans l'oeil vers la fin du film, après l'avoir aperçu mort sur un lit en hauteur.
Ensuite, une fille va aux toilettes... et reçoit une hache au milieu de la figure. Elle aurait dû se soulager dans la nature... Pendant ce temps-là, son julot, avec qui elle venait juste de s'envoyer en l'air, se fait massacrer alors qu'il fumait une cigarette. L'assassin, vicieux personnage, était planqué sous le lit et a donc entendu leurs ébats amoureux. Il le tue à travers le sommier, en lui enfonçant une flèche dans le cou. Ca fait des glous-glous avec des bulles :-(
Si vous comptez bien, on en est à 4 morts.
Puis, c'est le chef du camp qui y passe. Parti faire une course dans une ville voisine, il trouve bon de rentrer en pleine nuit. Hop ! coup de couteau ! Au suivant ! Une autre fille meurt mais on ne voit rien (c'est une honte !). Elle est jetée par une fenêtre, ligotée et toute décoiffée (quel manque de classe).
Ca fait 6 et sur la jaquette ils disaient 7 morts. Ils sont pénibles de prévenir, après on compte :-) J'ai un trou de mémoire pour le 7ème... C'était un garçon, mais je ne revois pas la scène. Comment meurt-il lui ? Zut... On s'en fiche ? Ouais, on s'en fiche.
Quel est le fond de l'histoire me demanderez-vous ? Eh bien en 1957, un vendredi 13, un petit garçon meurt noyé parce que deux moniteurs font des galipettes au lieu de le surveiller. L'année suivante, deux autres moniteurs sont assassinés. Le camp maudit ferme pendant plus de vingt ans, et puis quelqu'un décide de le rouvrir. Mais la mère du garçon noyé ne l'entend pas ainsi et fait tout ce qu'il faut pour que ça n'arrive pas.
Le suspense est total, on ne comprend qu'à la fin du film.
L'une des monitrices survit à ce carnage, en tranchant net avec un sabre la tête de la meurtrière ; on voit les mains de cette dernière bouger un moment en l'air, comme les canards qui continuent à courir une fois étêtés. C'est trèèèèès drôle ! Elle n'a plus de tête mais fait des marionnettes.
La survivante, allongée dans une barque sur le lac, est alors emmenée dans l'eau par un zombi pourrissant ! Si si ! et devinez qui c'est ??? Le petit garçon ! Mais rassurez-vous, la police la sauve à temps ! Ouf...
Je veux bien croire que ce film ait vieilli. Puis, on en a beaucoup vu depuis. Il faut le remettre dans son époque : 1980 aux Etats-Unis et 1981 en France. Les images, les effets pas très spéciaux, la lumière, le jeu des acteurs, tout ça a mal traversé les décennies. Peut-être qu'en 1980, j'aurais eu les choquottes (certainement, j'avais 12 ans). Quelques bricoles m'ont quand même plu dans ce navet de légende, notamment que l'assassin soit une femme. Je ne l'ai pas vu venir ! D'autant plus qu'il fallait de la force physique pour accrocher (par exemple) un mec à une branche d'arbre la tête en bas (c'est le 7e trucidé que je ne retrouvais pas tout à l'heure. Ca vient de faire tilt).
Et tous les meurtres sont commis à l'arme blanche. Des seaux d'hémoglobine ! C'est joli et insonore :-)
Un truc rigolo qui questionne : dans ce film, les filles sortent en culotte sous la pluie pour aller aux toilettes...
Il y aura 12 suites à ce mauvais film ! La dernière est sortie en 2009. Vous avez compris, ce n'est pas Shining (sorti en 1980 également). Lui, je l'ai revu plusieurs fois avec le même plaisir. Vendredi 13, je l'aurai vu une fois dans ma vie : le mardi 20.