A la manière de Magritte

Publié le par La Zitoune

A la manière de René Magritte, qu'il pardonne mon sans-gêne.
Je déteste les tartuffes qui pèguent autant que le sirop d'érable, les "coups de pied de l'âne" au goût âcre et les plaisanteries qui n'en sont pas. Je déteste ceux qui crachent sur les représentants du personnel et les syndicats, mais n'oublient jamais d'aller chercher leurs chèques-vacances avant de partir en congés payés. Je déteste aussi les SAV, le café en dosettes alu, les petits renoncements, les grandes concessions, l'incapacité d'émerveillement, la mode, les salsifis (même avec du gruyère râpé 😤) et les familles parfaites. Je déteste ceux qui dorment contre le hublot dans l'avion ou qui se défoulent sur les caissières, les marchands d'armes gorgés de sang, Gérald Darmanin et les bombes à chiottes à la fleur de lys.
J'aime les vaches, mon fils et les ânes, les cartes d'embarcation et les billets de train, les petites annonces salaces dans les toilettes publiques, mon sac à dos élimé, Christiane Taubira, l'humour absurde qui ricoche sans égratigner le quidam, mettre un pied devant l'autre - longtemps - et les courbatures qui s'ensuivent. J'aime que mon clavier reconnaisse mes doigts, disséquer mon prochain, les pensées lumineuses que l'on tient enfin après la tempête, les couples improbables, pleurer de lire, le jour qui se lève après moi, ceux et celles qui entament une marche du sel, les génériques des films, les fruits qui baignent dans le rhum arrangé, Beethoven, les pommes de terre au four, les transitions, les passerelles et tous les ponts.
Accessoirement, j'aime mon jules. Surtout ses genoux. 😁

Et vous ? Que/qui détestez-vous et qui/qu'aimez-vous ?

"Je déteste mon passé et celui des autres. Je déteste la résignation, la patience, l’héroïsme professionnel et tous les beaux sentiments obligatoires. Je déteste aussi les arts décoratifs, le folklore, la publicité, la voix des speakers, l’aérodynamisme, les boy-scouts, l’odeur du naphte, l’actualité et les gens saouls. J’aime l’humour subversif, les taches de rousseur, les genoux, les longs cheveux de femme, le rire des jeunes enfants en liberté, une jeune fille courant dans la rue. Je souhaite l’amour vivant, l’impossible et le chimérique. Je redoute de connaître exactement mes limites."
René Magritte

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A la manière de Magritte

Publié dans Lys

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