Albert Fish
Portrait
Monsieur et madame Fish auraient pu appeler leur fils Colin ou Hamilthon, mais non, ils choisirent Albert. De là à dire que ce manque d'audace prédestina leur rejeton à une carrière de poisson pourri, il n'y a qu'un pas. Bébert est né en 1870 aux États-Unis. Déjà ça commence mal, même pas fishu de naître pendant la Semaine sanglante, quel nanti ! Cadet de sa famille, le marmot fut placé dans un orphelinat à la mort de son père, par sa mère désœuvrée.
Et là, commence l'histoire.
À l'époque, ce genre d'endroit regorgeait de sadiques en tout genre et le petit Albert - haut comme trois pommes - fut initié à la masturbation à l'âge de cinq ans et découvrit la maltraitance. Puni sans cesse, battu comme plâtre, fouetté à souhait, humilié, il dérouilla sec. Mais attention ! c'est là que le mec se démarque de ses congénères :
IL Y PRIT DU PLAISIR !
Oui, vous avez bien lu, se faire taper sur la tronche (et ailleurs) lui procura une explosion de jouissance dans la tête (et ailleurs) et des érections, parce qu'Albert Fish, ce n'est pas Raymond Barre, ni Anne Brochet, ni la marquise de Pompadour.
L'éperlan aime avoir mal et faire mal.
Et c'est là que tout se complique.
Il quitte l'orphelinat à sept ans avec un projet qui se dessine déjà : faire carrière dans le sado-masochisme. Travailleur, volontaire et ambitieux, il poursuivra ses études et son rêve sans relâche.
De retour au bercail, il fait une chute, se met à bégayer et à pisser au lit, ce dégueulasse. Manquait plus que la Tourette ! Tout le monde se fout de sa poire ; ce qui ne va pas l'aider à se développer psychiquement dans les règles de l'art. D'autant plus qu'à 12 ans, il découvre l’ondinisme et la coprophagie avec un jeune homme adepte des bordels.
"Qu'est-ce que c'est ?" me direz-vous !
"Google est ton ami" vous répondrai-je.
Plus tard, il se prostituera à New York. Le mec est mal barré, mais notons sa grande capacité d'adaptation et sa polyvalence. Il aurait fait un excellent équipier chez McDo, le filet O'fish.
Il mate des garçons à peine pubères aux bains publics, puis c'est là que ça devient drôle, il se met à les violer. Il adorait molester les enfants de moins de six ans. Chacun ses hobbies ! Ne le jugez pas si vite !
Curieux de nature, notre ami se passionna pour la castration et fit ses armes dans un train sur un déficient mental ; ce qui prouve son ouverture d'esprit et sa grande tolérance. Et, de temps en temps, il se rendait au bordel pour se faire fouetter. Il paraît que c'est très bon pour la circulation du sang.
Il s'essaya également à l’autocastration et à la zoophilie. J'ai cherché longuement, mais je n'ai pas trouvé d'indications sur le genre d'animaux qui auraient eu le bonheur de séduire notre Némo.
Un type complet donc, qui a su se former tout au long de sa vie, peut-être grâce à un CIF.
C'est lorsqu'il s'est fait plaquer par sa femme qu'il a commencé à entendre des voix et à s'automutiler. Il prit l'habitude de s'enfoncer des aiguilles dans le bassin et le périnée, sous les nageoires et visibles aux rayons X. Il tenta de se perforer un testicule mais renonça tant la douleur était intense. Quelle mauviette ! Il se fourrait aussi du coton imbibé d'essence dans le fion avant d'y mettre le feu et des roses avec leurs arêtes, mais - fin gourmet, il en mangeait les pétales arrosés d'un filet d'huile de foie de morue.
Puis Dieu lui intima l'ordre de torturer et de castrer des petits garçons. Comme il n'osa pas trop désobéir à sa seigneurie divine, il s'exécuta, ce fayot.
Il était assez pervers avec ses petits-enfants également et évidemment avec ses enfants, au nombre de six. Pas de jaloux ! Égalité de traitement pour tous ! Ce type devait être communiste dans l'âme. ✊
Sur le tard, il développa un talent de cuistot assez remarquable et d'une originalité indéniable. Il cuisinait les enfants après avoir longuement attendri leur chair de leur vivant en les fouettant avec une ceinture cloutée. Et, bien sûr, le cannibale - très joueur - les torturait et les sodomisait longuement au préalable avec ce qu'il appelait ses "instruments de l'enfer". C'est important les préliminaires. Ce type était d'une générosité sans limite. Et un sentimental, puisqu'il préférait oeuvrer les soirs de pleine lune.
Littéraire, il entretenait des relations épistolaires avec les parents de ses victimes, leur apportant moult détails sur les sévices subis par leur progéniture, ainsi que sur leur dégustation en ragoût. Un empathe, assurément, et serviable par-dessus le marché. Il aurait pu les laisser dans l'ignorance, mais préférait se rendre utile.
Je vous mettrai l'une de ses recettes en commentaire. Vous m'en donnerez des nouvelles !
La police l'arrêta à de nombreuses reprises, mais lui trouvant toujours une mine inoffensive et un air affable, le relâchait. Il fit plusieurs séjours à l'hôpital psychiatrique, mais les médecins - très perspicaces - le jugèrent incapable de faire du mal à autrui.
Les branchies m'en tombent !
On retrouva chez lui une carotte et une saucisse de Francfort souillées, certainement des restes d'un dîner presque parfait. Il dit en ricanant : "Je me les fourre dans le Q !" Le romantisme de cet homme ne fut reconnu qu'après sa mort. Une sorte de poète maudit.
Lors de son arrestation définitive, il confessa 100 crimes, mais son psy parla de 400 ; ce qui ferait de lui le tueur en série le plus prolifique de tous les temps. Le juge ne voulut pas reconnaître la folie du piranha, estimant qu'il savait parfaitement distinguer le Bien du Mal.
Ce poisson se savait pécheur.
L'Ogre de Wysteria fut électrocuté après avoir déclaré que ce serait "le tressaillement suprême de sa vie". Il était comme ça Albert, toujours prêt à voir le bon côté de l'existence.
D'aucuns penseront qu'il avait le lobe frontal endommagé. Quelle idée saugrenue ! Les gens ont toujours un truc désagréable à dire sur les artistes. C'est sans doute la preuve de leur misérable imagination. Il est évident qu'avec Bébert, il serait périlleux de chercher à dissocier l'œuvre de l'artiste.
Ah oui, j'ai oublié de vous donner un détail rigolo au sujet de son exécution capitale ! Les aiguilles que notre Hannibal Lecter des bacs à sable s'était enfoncé dans l'aine ont fait un court-circuit avec la chaise électrique et il fallut une double dose pour l'occire. Ça devait sentir l'éponge cramée.
J'aime bien les fins heureuses !
Alors ? Je continue dans le melliflu ou pas ? Je m'en fish ou je m'écaille ? 🙃
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