Marianne
Marianne. Tabarnac ! Écrire sur Marianne, c'est comme tenter de déchiffrer un tableau de Jérôme Bosch. Tu n'as jamais vraiment terminé. Il y a toujours un détail dans un coin de son dessin, de sa peinture, de sa photographie, de son texte, de sa pensée, qui t'interpelle au moment où tu pensais avoir fait le tour. Elle est tellement créative qu'il y a toujours un nouvel élément pour te relancer sur la piste avec ton petit vélo à roulettes, parfois dans le brouillard et pourtant dans une clarté immaculée, sur un plateau enneigé et toujours tellement doux ; apaisant comme son rocking-chair devant la fenêtre.
Marianne, c'est Enigma, et je ne suis pas Alan Turing, mais j'aime les énigmes et les Qui suis-je ? Surtout de chair et d'os. Le cerveau de Marianne est un tas d'autoroutes entremêlées, on se croirait à L.A. Mais le code de la route est précis, mathématique et littéraire à la fois, logique et pourtant interprétable à souhait ; un tour de force. Avec un peu d'assiduité, on peut pénétrer dans l'univers coloré, imagé, esthétique, brillant, authentique et tellement poétique de cette Québécoise aux cheveux bleus, entourée de chats qui lui vouent un culte, qu'elle leur rend bien. D'ailleurs, il se dit à Saint-Rural que Marianne est elle-même une espèce de chat. Celui de Cléopâtre peut-être. Ou alors un serval.
On pénètre dans l'antre du félin, en chaussettes et désarmée. À quoi bon se protéger quand il n'y a pas de danger.
L'oeil de Marianne est un appareil photo, ses doigts sont des plumes et des pinceaux, sa langue une ode à l'intelligence.
Je ne vais pas délayer. Ce serait du gâchis. Cette nana est dense, alors condensons : Marianne fait partie des humains extra-ordinaires qui ont cette faculté à la fois innée et surentraînée de me raccrocher à les sens ciel, quand je vrille en rond carré. Merci pour ça, Marianne, t'sais. Des becs ! 😘
