Frédéric S.

Publié le par La Zitoune

🎵🎶 Quand je pense à Frédéric S., je bande, je bande 🎶🎵.
Non, pardon, je recommence. C'est Benoît Poelvoorde qui m'a dit de chanter ça, j'y suis pour rien ! 😂

Quand je pense à Frédéric S., je vois les hommes-oiseaux sur Antenne 2. Vous vous souvenez ? Mais si, les dessins de Folon ! La chanson d'Yves Duteil ! (oh putain ! comment j't'ai grillé là, mon Fred ! haha ! j'me marre toute seule !). Ils battaient des bras comme si c'était des ailes et s'envolaient comme des oiseaux.
Libres. Viscéralement libres. Génétiquement libres.
Je connais une ribambelle de gens qui ont le mot "liberté" plein la gueule, qui la revendiquent à coups de "moi-je", sur un ton péremptoire. Mais qui s'en foutent complètement de la liberté des autres. Ils ont des formules du style : "Ma liberté est plus importante que tout, qui ne le comprend pas dégage bla bla bla..." Des discours soporifiques - désincarnés - qui ne révèlent qu'une chose : leur incapacité à réellement exister et à considérer l'autre. Des sales gamins égoïstes et égotistes, qui pensent que le monde entier leur doit quelque chose. Je leur collerais volontiers deux ou trois mandales dans la tronche pour leur ouvrir les chakras à ces p'tits merdeux. 😁
Fred, lui, ne conçoit sa liberté qu'à travers celle des autres. Il ne construit pas son espace en jouant des coudes, en hurlant qu'on empiète sur ses plates-bandes, ni en pissant dans tous les coins comme un vulgaire clébard. Il n'a pas besoin de "pousse-toi d'là que j'm'y mette !" pour respirer. Il fonctionne seul, AVEC les Autres. Pas seul, contre les autres. Ces êtres humain-là sont rares. Ils ont la capacité de changer le monde, de libérer le meilleur de leurs congénères, de leur ouvrir le champ des possibles.
Fred n'a de comptes à rendre à personne et n'en demande à personne. C'est ça la liberté. On devrait inventer un vaccin pour inoculer cette façon d'être au monde, dès la naissance, juste après avoir coupé le cordon ombilical. Les salauds auraient du souci à se faire. Les antivax aussi ! 🤣

Cet humain est un dur à cuire au caractère solide, aux molécules compactes, et pourtant il a une sensibilité extraordinaire, liquide, qui se laisse voir, sans fausse pudeur idiote. Une preuve - s'il en fallait une - de son intelligence. Un mélange de Steve McQueen sauvage, de John Wayne viril et de Janis Joplin rebelle. Un cocktail à plusieurs étages, tous plus intéressants les uns que les autres, et interdépendants.
Fred, c'est : un atome insécable, complet, au noyau cartésien, rationnel, logique, organisé, scientifique, qui décape la bêtise plus efficacement que le bicarbonate de soude et l'eau de Javel réunis ; un roi de la punchline, avec un humour qui pourrait me rendre incontinente si je n'y prenais pas garde ; une âme perméable à la poésie, qui t'annonce avoir pleuré à gros bouillons en écoutant une chanson comme si les hommes étaient naturellement autorisés à pleurer en société ; une manière délicieuse d'emmerder les codes, et parfois les règles, jusqu'au bout des orteils ; des mots suivis d'actes, une vraie cohérence interne qui se voit à l'extérieur ; un type capable de chanter mana mana tu tu tulutu à tue-tête en buggant de rire au milieu d'un apéritif dînatoire mondain ou de se désaper intégralement pour faire fuir les Témoins de Jéhovah ; un féministe aussi, mais pas un pour faire genre ; et deux gobilles bleues d'une infinie gentillesse.

Ce type est un cadeau, un cocktail alcoolisé qui te rend accro avec un seul verre. Quand Fred décide d'entrer dans ta vie (oui, c'est lui qui décide), tu sais qu'il n'en ressortira pas. Et ça te rend fière, putaing con !
Il n'y aurait que des Fred sur Terre... elle serait vraiment plus belle.

Si j'étais Dieu (benkoi ?!), j'aurais placé Charleroi juste à côté de chez moi, pour avoir cet ami près de moi, à portée de main (c'est plus pratique pour distribuer les baffes). On irait boire des bières dans des endroits chelous, on jouerait à chercher des trésors dans des pots de fleurs, on referait le monde jusqu'à deux heures du matin en bouffant des frites, on se foutrait de la gueule de Fabien qui a toujours la braguette ouverte et de Stef qui n'arrive pas à dresser sa chienne correctement, je lui ferais goûter mes patates au four, il m'apprendrait à jouer de la basse de la main gauche et je le regarderais voler, toujours plus haut, en écoutant les Pink Floyd le volume à fond. 🥰

Publicité
Frédéric S.

Publié dans Portraits

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article